L'étincelle qui change tout
Le destin tracé n'est jamais une fatalité, il est une invitation à choisir sa propre voie. En sortant des rangs rigoureux de l'École Militaire Préparatoire Technique (EMPT), l'uniforme et la carrière des armes semblaient être mon unique horizon. C'était une certitude confortable, un chemin tout écrit pour le jeune bachelier de la série C que j'étais.
Pourtant, au détour d'une simple conversation de terminale, un acronyme a suffi à faire vaciller toutes mes croyances : l'X. L'École Polytechnique de Paris. Un rêve immense, lointain, presque irréel, mais qui a instantanément allumé en moi une étincelle que rien ne pouvait plus éteindre.
Brûler ses vaisseaux
Choisir l'inconnu demande une forme d'audace qui ressemble parfois à de la folie. Contre toute attente, j'ai pris la décision consciente de décliner les voies sécurisées qui s'offraient à moi après le baccalauréat. Je n'étais même pas encore inscrit au concours d'entrée de l'INP-HB que j'avais déjà brûlé mes vaisseaux.
Pour espérer toucher les étoiles parisiennes, il fallait d'abord franchir les portes des classes préparatoires MPSI et MP* à Yamoussoukro.
L'excellence comme effort collectif
L'ambition solitaire trouve vite ses limites face à la réalité du niveau exigé. Bien que les concepts me fussent accessibles, une question me hantait : étais-je vraiment à la hauteur de la concurrence mondiale ? C'est dans cette quête de repères que j'ai croisé la route de SuccèsPrépa, sous la recommandation d'un ami.
Au-delà des précieuses annales et du soutien pour mes dossiers d'inscription, j'ai été plongé dans un écosystème d'émulation pure. Se mesurer à d'anciens candidats, s'asseoir aux côtés de nouveaux bacheliers animés par la même rage de vaincre, c'était le miroir dont j'avais besoin pour évaluer mes forces et ajuster mes tirs.
Ce qui restera gravé, ce ne sont pas les nuits blanches passées sur des théorèmes complexes, mais l'énergie brute de cette communauté. Voir la détermination infatigable et l'implication totale des « successiens » à chaque session m'a poussé au-delà de mes propres barrières. Tout le monde avançait avec le même objectif.
À celui qui regarde le plafond
Aujourd'hui, en foulant le campus de l'École Polytechnique à Paris, je me retourne sur ce parcours avec gratitude. À celui qui, actuellement en classe prépa, regarde le plafond de sa chambre en proie au doute, je veux dire ceci : ne craignez pas de ne pas savoir précisément ce que vous voulez faire.
Le doute post-bac est tout à fait normal. La prépa n'est pas qu'un tunnel d'évaluation, c'est un accélérateur de maturité, un sanctuaire où l'on s'accorde le temps de réfléchir et de devenir grand. Osez le pari de votre propre potentiel.
Je m'appelle Kobena Dongo. J'étais destiné à l'armée, j'ai choisi les équations. Je suis polytechnicien.